Goélands sur les toits : anticiper la saison de nidification dès l’hiver

Chaque printemps, des toitures d’entrepôts, d’usines, d’hôpitaux ou d’immeubles se transforment en colonies de goélands. Cris dès l’aube, attaques d’oiseaux qui défendent leurs poussins, fientes, chéneaux bouchés, interventions de maintenance impossibles : quand la saison commence, il est souvent trop tard pour agir efficacement. La raison est simple : le goéland est une espèce protégée, et presque toute action sur ses nids demande une autorisation qui se prépare plusieurs mois à l’avance.

Une espèce protégée

Le goéland argenté, comme la plupart des goélands et mouettes nicheurs en France, est protégé. Il est interdit de détruire ses œufs ou ses nids, de le capturer ou de le perturber intentionnellement sans autorisation. Pour intervenir, il faut obtenir une dérogation à la protection des espèces, délivrée par le préfet (article L. 411-2 du Code de l’environnement), au terme d’une instruction par les services de l’État qui peut inclure une consultation du public. La procédure est détaillée dans notre page effarouchement des goélands : faut-il une dérogation ?

Trois conditions doivent être réunies : l’absence d’autre solution satisfaisante, une raison légitime (santé et sécurité publiques, prévention de dommages importants, etc.) et le maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable.

Le calendrier : tout se joue avant le printemps

  • Automne et hiver : diagnostic du site (nombre de couples, zones de nidification des années précédentes), constitution et dépôt du dossier de dérogation. L’instruction prend plusieurs mois.
  • Fin d’hiver : effarouchement avant l’installation des couples, quand les oiseaux choisissent leurs sites de nidification. C’est la période où l’effarouchement est le plus efficace.
  • Printemps : interventions autorisées sur les nids et les œufs, selon la dérogation obtenue.
  • Été : suivi, bilan et compte rendu aux services de l’État, souvent exigé par la dérogation.

Les méthodes

L’effarouchement par rapaces et par drone

Présents sur le site avant la ponte, nos rapaces et nos drones dissuadent les couples de s’installer. C’est la méthode à privilégier : elle agit avant que les oiseaux ne soient attachés à leur nid. Selon les situations, elle peut elle-même relever d’une autorisation.

La stérilisation des œufs et l’enlèvement des nids

Sous dérogation, les œufs peuvent être stérilisés, ce qui évite que les adultes ne pondent à nouveau, ou les nids retirés. Sur de grandes toitures, le drone facilite le repérage et le traitement des nids inaccessibles.

L’aménagement du bâtiment

Filets, fils tendus et pics sur les zones de nidification préférées réduisent l’attractivité du toit d’une année sur l’autre. Ils sont posés par notre marque Aviclean Espace.

Notre expérience

Nous intervenons sur des sites industriels, logistiques et de traitement des déchets, où les goélands se comptent parfois par milliers. Exemple : 5 000 goélands et 800 pigeons effarouchés sur un site de traitement des déchets en Mayenne. Retrouvez aussi nos méthodes sur la page mouettes et goélands.

Préparer la saison 2027

Nous réalisons le diagnostic, montons le dossier de dérogation et planifions les interventions. Pour la saison de nidification 2027, le moment de commencer, c’est maintenant. Contactez-nous.

Nous intervenons dans les alentours des villes suivantes :