Notre méthode d’effarouchement par rapaces

Faire voler un rapace au-dessus d’un toit ne suffit pas à faire partir une colonie de pigeons ou de goélands. Un effarouchement qui tient dans le temps repose sur une méthode : comprendre pourquoi les oiseaux ont choisi votre site, adapter la pression de prédation à leur comportement, et combiner les rapaces avec les bons aménagements. Voici comment nos fauconniers travaillent, de la première visite au suivi du contrat.

1. L’audit de site

Tout commence par une visite. Nos fauconniers identifient les espèces présentes, estiment les effectifs, repèrent les zones de nidification, les dortoirs, les reposoirs et surtout ce qui attire les oiseaux : sources de nourriture, déchets, points d’eau, accès ouverts dans le bâti.

L’audit est une prestation payante. Son montant est déduit du contrat si vous nous confiez l’intervention. Il débouche sur un plan d’action chiffré, qui précise ce qui relève de la fauconnerie et ce qui relève d’aménagements physiques.

2. L’analyse de risques avant le premier vol

Chaque site fait l’objet d’une analyse de risques avant le premier vol : lignes électriques, circulation des engins et des véhicules, zones de process, présence du public, coactivité avec vos équipes et vos sous-traitants. Elle est formalisée dans un plan de prévention lorsque votre site l’exige.

3. Le choix des oiseaux

Nous ne travaillons pas avec un seul rapace. La buse de Harris, oiseau grégaire et maniable, est la plus utilisée en milieu urbain et industriel : elle travaille bien entre les structures, sous les auvents et dans les entrepôts ouverts. Les faucons, plus rapides, interviennent sur les grands espaces dégagés et sur les espèces qui fuient en vol. Faire tourner les oiseaux et varier les angles d’approche évite que les espèces visées s’habituent à un prédateur unique.

Nos oiseaux sont nés en captivité, élevés et entraînés dans notre volerie de Côte-d’Or, et suivis par la clinique vétérinaire Arc-en-Ciel de Seurre, la clinique des Grands Ducs de Chenôve et, si besoin, des vétérinaires spécialisés dans les rapaces. Nous détenons les autorisations nécessaires à leur détention et à leur transport, ainsi que les documents CITES pour les espèces concernées.

4. Le programme : une phase d’attaque, puis l’entretien

Un passage isolé de rapace ne produit qu’une fuite ponctuelle. C’est pourquoi un effarouchement sérieux ne se vend pas à l’unité. Il se déroule en deux temps :

  • La phase d’attaque : des passages rapprochés pour casser l’habitude de fréquentation du site et faire comprendre aux oiseaux qu’il est devenu dangereux ;
  • La phase d’entretien : des passages dont la fréquence diminue à mesure que les oiseaux désertent les lieux, pour éviter la réinstallation.

Les horaires de passage suivent le comportement des espèces : retour des étourneaux au dortoir au crépuscule, installation des goélands avant la ponte, heures de nourrissage des pigeons. Le calendrier précis est fixé après l’audit.

5. Les rapaces ne font pas tout

Si un bâtiment offre le gîte et le couvert, aucun rapace ne remplacera une intervention sur le bâti. Nous le disons dès l’audit. Selon les cas, le programme d’effarouchement est complété par :

  • la fermeture des accès et la pose de pics ou de filets sur les points de nidification, avec Aviclean Espace, notre société sœur ;
  • le nettoyage et la désinfection des zones souillées par les fientes ;
  • des recommandations sur la gestion des déchets et des sources de nourriture ;
  • le drone, que nous utilisons régulièrement pour l’effarouchement, la détection des nids en toiture et la thermographie.

Nous détaillons le rôle de chaque méthode dans notre comparatif rapaces, pics, filets et abattage.

6. Le cadre réglementaire

Certaines espèces sont protégées, comme les goélands et les mouettes. Les perturber intentionnellement suppose une dérogation préfectorale au titre de l’article L.411-2 du Code de l’environnement. Nous préparons le dossier avec vous et n’intervenons qu’une fois l’arrêté obtenu, dans les conditions et aux périodes qu’il fixe. Nous expliquons la procédure dans notre article Effarouchement des goélands : faut-il une dérogation ?

Notre objectif est de déplacer les oiseaux, pas de les détruire. Lorsqu’une régulation létale est nécessaire, elle n’a lieu que sous arrêté ou sous dérogation, comme nous l’expliquons dans régulation létale ou non létale.

7. Le livrable et le suivi

Chaque intervention fait l’objet d’un livrable : date, oiseaux employés, espèces observées, effectifs estimés, comportement de la colonie. Ce livrable professionnel comprend nos recommandations, et un suivi annuel est proposé lorsque la situation le demande. Vous le recevez via notre outil de gestion des interventions ou par e-mail. Il permet d’ajuster la fréquence des passages et vous donne une trace utile pour vos audits qualité et sanitaires.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour que les oiseaux partent ?

Cela dépend de l’espèce, de l’ancienneté de la colonie et de l’attractivité du site. Une colonie de pigeons installée depuis des années demande plus de temps qu’un dortoir d’étourneaux récent. L’audit permet de donner une estimation pour votre site.

Les rapaces tuent-ils les oiseaux ?

Non, ce n’est pas le but. L’effarouchement crée un climat d’insécurité qui pousse les oiseaux à s’installer ailleurs. Une capture accidentelle peut arriver ; la régulation létale, elle, n’est pratiquée que sous arrêté ou dérogation.

Peut-on intervenir sur un site en activité ?

Oui. Nos équipes interviennent sur des sites industriels, logistiques et agroalimentaires en fonctionnement, dans le cadre d’un plan de prévention et en coordination avec vos équipes.

Intervenez-vous hors de Côte-d’Or ?

Oui. Depuis la Côte-d’Or, nos équipes interviennent dans toute la France.

Parlons de votre site

Décrivez-nous la situation : espèces, surface, ancienneté du problème. Nous revenons vers vous sous 48 heures pour organiser l’audit. Demander un devis ou appelez le 03 80 49 68 70.