Effarouchement des vignes à Reims : nos rapaces veillent sur le clos Pompadour

À Reims, le vignoble commence là où la ville s’arrête. C’est précisément ce qui rend ses parcelles vulnérables aux oiseaux à l’approche des vendanges. Depuis plusieurs années, Fauconnerie Team y assure l’effarouchement du clos Pompadour, au cœur du domaine Vranken-Pommery  une mission que Les Echos Week-End a suivie sur le terrain en août dernier.

 

Un vignoble urbain particulièrement exposé

Le clos Pompadour couvre 25 hectares sur la butte Saint-Nicaise, en pleine ville de Reims. Sa situation lui donne une maturité de raisin remarquable, mais elle le place aussi à quelques dizaines de mètres d’un parc où étourneaux, corbeaux, corneilles et pigeons ramiers ont installé leurs dortoirs.

Quand les grappes se chargent en sucre, le vignoble rémois devient un garde-manger. Une nuée peut abîmer une partie de la récolte en quelques minutes seulement : baies percées, oxydation, insectes attirés, risque sanitaire sur la parcelle.

 

Du filet au rapace : le choix fait par Pommery en 2003

Jusqu’en 2003, le clos était protégé par des filets. Une solution efficace sur le papier, mais qui piégeait et tuait un grand nombre d’oiseaux — difficilement compatible avec les engagements environnementaux d’une maison de champagne aujourd’hui.

Le domaine a alors fait appel aux rapaces. Les résultats se lisent dans la durée : trois semaines d’effarouchement étaient nécessaires les premières années, trois jours suffisent désormais. Après deux décennies, les étourneaux ont durablement décalé leur trajet de plusieurs kilomètres pour éviter le clos.

C’est le principe de la bioprédation : rétablir une pression de prédation naturelle plutôt que piéger, traiter ou capturer.

 

Une journée d’effarouchement dans les vignes rémoises

Sur le clos, nos fauconniers font voler plusieurs espèces, complémentaires par nature. La buse de Harris — 1,20 m d’envergure — travaille au ras des travées et crée un climat d’insécurité sur les parcelles et leurs abords. Le faucon prend de la hauteur, surveille de vastes surfaces et disperse les groupes à distance, en piqué.

Chaque vol tient à des années de travail : trois ans d’affaitage, quatre à six séances d’entraînement par semaine, et une relation qui ne repose jamais sur la contrainte. Comme le résume Flavien Fèvre, notre fauconnier sur le clos : « Un rapace n’a pas de maître ». Les oiseaux sont équipés d’une balise GPS, qui permet de les localiser s’ils décident de se poser au loin.

 

Reims, Champagne, Bourgogne, Bordelais : un savoir-faire reconnu

Le reportage publié par Les Echos Week-End le 6 septembre 2026, signé Véronique Pierron, met en lumière un métier encore méconnu et le rôle des rapaces dans la protection des vendanges. Il rappelle aussi que nos équipes interviennent chaque année sur des appellations prestigieuses, de Saint-Émilion à Gevrey-Chambertin en passant par Auxey-Duresses.

Autour de Reims, nous intervenons aussi bien sur les vignes que sur les bâtiments d’exploitation, les sites logistiques et les caves, où la présence d’oiseaux pose des problèmes d’hygiène et de dégradation.

Vous préparez vos prochaines vendanges en Champagne ? Nos fauconniers interviennent à Reims, à Châlons-en-Champagne et dans toute la Marne. Demandez un diagnostic et un devis gratuit au 03 80 49 68 70.

Nous intervenons dans les alentours des villes suivantes :